La Savoie et le ski, c’est une longue histoire qui commence entre les deux grandes guerres.
La Savoie a connu quelques stations qui se sont développées entre les deux guerres mondiales : Notre dame de Bellecombe, Peisey Nancroix, Tignes, Val d’Isère…. En 1946 dans l’après guerre, alors qu’il y a avait encore des tiquets de rationnement, le Conseil Général de la Savoie a délibéré pour prendre l’initiative de créer la station de ski de Courchevel. L’épopée des pionniers de l’Or blanc a vraiment commencé après la deuxième guerre mondiale, un peu dans les années cinquante et surtout dans les années 60.
Aujourd’hui, le département de la Savoie est actionnaire majoritaire de la société des 3 Vallées qui opère les remontées mécaniques de Courchevel et du sommet de la vallée de Méribel et a créé un fond stratégique d’intervention départementale «Savoie Stations Participation» qui aide à prendre des participations dans les stations de ski et à renforcer leur haut de Bilan. Le département a des participations dans une dizaine de stations de ski, le département a toujours été à la pointe du tourisme, aménageur, constructeur, soutien aux communes et aux métiers de la montagne.
Un tradition d’investisseurs dans le tourisme très ancrée en Savoie
Certes l’économie de la Savoie est aussi composée d’une industrie de l’aluminium, de l’acier inoxydable du titane, et comprend de nombreux bassins industriels qui tiennent bien, malgré les aléas de la mondialisation et aussi le développement du tertiaire avec le pôle Savoie Technolac et l’institut national de l’énergie solaire, mais la montagne est et reste pour la Savoie un marqueur très puissant.
le tourisme représente la moitié de la richesse départementale de Savoie
«Pour les investissements que nous faisons dans les stations et pour le tourisme des lacs comme Aix-les-Bains, Aiguebellette , le lac du Bourget, nous ne mettons pas de l’argent du contribuable qui vient de l’impôt, mais du retour de nos investissement dans le tourisme, chaque année nous récoltons des dividendes et c’est grace à ces produits que nous investissons dans le tourisme nous avons mis en place un plan tourisme qui a été financer par ce système et non pas par le contribuable..
Nous pensons que c’est un modèle vertueux, c’est un bel exemple d’un écosystème qui ne marche pas si mal.» précise Hervé Gaymard
Une inquiétude sur les évolutions de loi montagne et la réforme territoriale
«Ma grande inquiétude par rapport à la réforme territoriale est que nous ne puissions garder les centres de décisions économiques en Savoie, non pas que nous sommes contre la future « trop grande région ». Nous souhaitons que nous puissions prendre en compte l’existant et que le développement économique et touristique ne soit pas transféré à Lyon ou à Clermont Ferrand…
Il y a la menace que le tourisme soit une compétence obligatoire des inter-communalités. C’est justifié dans certains cantons en France, mais c’est catastrophique dans les cantons de montagne qui abritent des stations de ski notamment.
En effet, les stations de ski sont des marques commerciales qui sont aujourd’hui portées en général par les communes et les intercommualités n’ont rien à faire sur ces sujets et d’ailleurs elles ne souhaitent pas s’en occuper la plupart du temps
Nous nous sommes bien battu en première lecture de cette loi et le combat reste à mener en deuxième lecture pour que cela aille dans le bon sens pour la montagne, nous souhaitons que la gestion touristique soit optionnelle et non obligatoire.»
